The Voice 7

09 février 2018
Par Aurélie SCHITTLY
The Voice saison 7 : c’était comment les premières auditions avec Pascal Obispo ?

Pascal Obispo a fait ses premiers pas dans la septième saison du télécrochet de TF1 ce lundi soir. Nous avons assisté à l’enregistrement. 

« Je n’ai jamais eu autant le trac de ma vie. Ça n’a rien à voir avec un concert. Là, c’est la catastrophe. Je ne vais jamais taper (sur le buzzer, NDLR) et ne rien dire. Ou alors, je vais taper 14 fois pour le premier talent. » Pascal Obispo n’en mène pas large, à quelques minutes de l’enregistrement de ses premières auditions à l’aveugle, lundi soir. Pour cette septième saison, l’interprète de « Lucie » rejoint Zazie et Florent Pagny, « ses amis », et Mika, qu’il a rencontré sur Les Enfoirés. « Vous êtes beaux tous les quatre », lance Nikos Aliagas, avant de les prendre en photo. 

20h50, aux studios du Lendit de La Plaine Saint-Denis. Pascal Obispo, c’est des paroles mais aussi des actes en entendant les premières notes de « Should I Stay Or Should I Go », des Clash. D’un coup de talon dans le bouton rouge, le nouveau coach buzze le premier des 26 talents de la soirée (sur 140 au total) : une métisse de 25 ans ultra-sexy à la voix puissante. Le syndrome « The Voice », qui veut que le bizut de la bande soit fébrile du buzzer, a encore frappé. « Je n’ai pas pu m’empêcher de taper, confie le chanteur à lunettes. J’ai senti qu’il y avait énormément d’envie. D’ailleurs, vous êtes encore essoufflée. » A la dernière seconde, Mika s’est lui aussi retourné. Entre eux, on comprend que ça va être la guerre. Mais c’est Pascal Obispo qui gagne cette première bataille. 

Et quand une chanteuse de 22 ans séduit les quatre coachs avec une version au piano de « La chanson des vieux amants » de Jacques Brel, c’est encore Pascal Obispo qui remporte la mise. « Là, tu m’énerves », lui lance Zazie, à court d’arguments. Rebelote une heure plus tard avec un trio de chanteuses hip-hop, qui ont enflammé le public du studio avec un tube de Diam’s avant de choisir le nouveau jury, debout sur son fauteuil. « Ça y est, tu en as quatre, le charrie Florent Pagny. Tu ne pourras plus jouer pendant deux émissions. » 

Réponse d’Obispo, qui se prend au jeu : « Ah, c’est vrai ? Je peux rentrer chez Moi ? J’aime bien cette émission. » Et même quand il ne s’y attend « pas du tout », c’est toujours lui sur le coup. 

Obispo danse et... fait des pompes ! 

Les premiers doutes sont levés, Pascal Obispo a beau avoir le trac, il a surtout une sacrée cote auprès des candidats. Et ça lui va bien. Après un tour de chauffe, Pascal Obispo danse avec ses bras, bat la mesure avec ses pieds, imite les footballeurs quand ils marquent un but et fait même des pompes de joie pour célébrer ses victoires. On a l’impression qu’il a toujours été là. Mais Pascal Obispo, c’est aussi un coach qui peut chercher ses mots « Comment je pourrais dire ? », croiser les bras, ou même s’éteindre et se réveiller sans s’apercevoir que son voisin de fauteuil vient de parler à une candidate : « Bah Mika, tu ne dis rien ? ». Gros blanc sur le plateau. 

Puis, arrive un vieux sage, pieds nus et guitare en mains. C’est Bruno Berbères, directeur de casting, qui a repéré cet OVNI musical en Nouvelle-Calédonie avec son maquillage et son foulard à plumes. « On a souhaité revenir aux fondamentaux, avec des univers et des styles différents, glissait en coulisses Matthieu Grelier, le producteur d’ITV Studios France. The Voice, c’est comme une boîte de Quality Street. » Zazie buzze, puis Mika et Florent Pagny. Pascal Obispo, lui, prend tout son temps. « Moi j’écoutais la musique raconte-t-il. Pas besoin d’explications quand j’entends quelque chose de pur et de beau. » Quand Mika, toujours aussi bavard, disserte sur la technique, lui parle émotions : « J’ai tout aimé ». Un instant, on se dit que Jenifer est toujours là.